Vendredi 26 juin 2009
la fabrique à musique


En
voyez-moi vos partitions et je fabrique les séquences midifiles
Fabrication programmes musette personnalisés
Fabrication de medleys pour thés dansants
Séquences midi pour thés dansants
Arrangements-Compositions
Arrangements pour CD
Sous-traitant studios
Midifiles

Composition à la demande
 
Marc Flamion

Par la fabrique à musique - Publié dans : accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009
Gaspard de Gueidan en joueur de musette de cour
par Hyacinthe Rigaud (1738) Musée Granet Aix-en-Provence

La musette


L'instrument


La musette était le nom d'un instrument qui servit de base à la cornemuse.
C'est le piccolo de la famille des hautbois alimentée par un soufflet. On donne aussi par extension le nom de "musette" à différents instruments à anches tels que la cornemuse du centre, le biniou breton, le hautbois pastoral et enfin la musette auvergnate.
 Désignée aussi sous le nom de fistula, le piccolo apparaît au Moyen-âge alors que la cornemuse apparaît au XVIe siècle où elle fut tout autant un instrument pastoral qu'un instrument de Cour.


La danse

La musette (ou muzette ou muséte) est une danse française des XVIIe et XVIIIe siècles qui emprunte son nom à l'instrument, reprenant son caractère rustique, champêtre et pastoral. Elle suggère et évoque l'ambiance pastorale de l'Arcadie, des bergers et bergères qui sont fort à la mode. Dandrieu, Couperin, Rameau et Bach l'intègrent dans leurs suites de danses.

Sa composition est caractérisée par une écriture à trois voix, l'une faisant une pédale ou un Bourdon (le plus souvent la basse), les deux autres étant souvent en canon ou tout au moins en fugato. Ce procédé se rencontre dans le développement d'autres danses comme la gavotte.




partition Musette J. S. Bach


écouter le .mp3 ou le .mid


Par la fabrique à musique - Publié dans : instrument
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009
Le  musette




Si la musette est un instrument, le  musette est un style musical.
Vers 1850, l' expression bal-musette apparaît et désigne le  lieu où se produisent les joueurs de musette, ou cabrettaires.
La cabrette ou musette est alors très populaire dans le milieu auvergnat de Paris.
C'est à cette époque, dans  un Paris en plein essor économique, que les bals-musette connaissent une grande popularité.

Les Auvergnats viennent dans la capitale et ouvrent des brasseries et des cafés-bois-charbons dans les quartiers du 11 ème, 12 ème, 19 ème et 20 ème arrondissements.
Dans ces mêmes quartiers, s'installent des immigrés italiens et le style musette est issu de cette rencontre entre  immigrés auvergnats avec les immigrés italiens.

Dès 1880, les accordéonistes (diatonique) italiens accompagnent les joueurs de musette.
En 1900, pour l' exposition de Paris, l' italien Paolo Soprani obtient un triomphe avec les accordéons qu' il fabrique.
Ce n' est pas l' inventeur, mais l' initiateur de l’industrie italienne de l’accordéon.

Dès lors, beaucoup d'auvergnats se mettent aussi à jouer de l'accordéon et le musette compte alors deux courants :
celui dans lequel collaborent la Cabrette et l'accordéon, puis celui qui voit l'accordéon s'imposer.


Antoine Bouscatel et Charles Péguri

Une rencontre, celle d' Antoine Bouscatel (1867-1945) et Charles Péguri est importante pour l' avènement du style musette.
Antoine Bouscatel, joueur de musette monte à Paris pour prendre la gérance d'un café rue de Lappe.
Charles Péguri fabrique des accordéons. Il invente le bandonéon chromatique, un bandonéon produisant les mêmes notes en ouvrant et en tirant le soufflet , et avec des claviers adaptés au jeu des accordéonistes.
Ils se mettent à jouer ensemble dans le café de la rue de Lappe.

Voici la rencontre racontée et trouvée sur "le jargon du p'tit folkeux"

Bouscatel ne voulait pas entendre parler d'accordéon. Mais, un jour, la grande rencontre se produit. La salle était petite, basse, enfumée et « grouillante d'une jeunesse pleine de vie ». On est en 1904-1905. Charles est entré, livide. Sur l'estrade, le patron est en train de jouer: « Grand, mince, portant la blouse légendaire, Bouscatel " donnait à danser " , Tout en manipulant bras et jambes - car il portait des grelottières - il regardait évoluer sous lui la masse compacte des danseurs. » Péguri insiste pour parler à Bousca. Le cabrettaire reste froid.
- « C'est que je suis musicien, Monsieur Bouscatel... »
- Bouscatel n'a besoin de personne.
- « je joue de l'accordéon »,
s'enhardit Péguri, et l'autre de lui clouer le bec:
- « De l'accordéon? Qu'est-ce que c'est? »
Charles lui montre son instrument, Bousca fait une moue peu convaincue:
- « C'est étrange ce truc-là. Et tu fais de la musique avec? »

Mais, probablement Bouscatel avait déjà compris, admis les qualités spécifiques de l'accordéon car, lorsque, à sa demande, Péguri lui joue un air, aux « premières notes, le regard de Bouscatel devint éloquent ». Le voilà maintenant qui grimpe sur l'estrade rejoindre Charles... Un! deux! trois! côte à côte cabrette et accordéon, c'est du jamais-vu, une première! Le succès aussi est inattendu, les danseurs en redemandent, ils exultent! « Ça tourne! Ça tourne! » les encourage Bousca.. Des valses, à n'en point douter... Il faut entendre, sous la plume de Louis Pèguri, Antoine Bouscatel prononcer l'oraison funèbre de sa musette et l'éloge du nouveau roi de la rue, l'accordéon! S'adressant à Baptiste son joueur de vielle:

"Les jours de ma cabrette sont comptés, et ceux de ton biniou aussi ! Ce bougre d'instrument nous amène la ruine! A moins que ! ... Alors, les gars! qu'en pensez-vous, c'est du merveilleux qui nous tombe du ciel. C'est une révolution qui se prépare. Avez-vous entendu ? C'est rond, c'est chaud, c'est vivant. Et c'est tout un orchestre, cet instrument du diable! Il vous a mis les trippes à l'air ce biniou de Satan.
Alors, écoutez bien ce que va vous bailler Bouscatel. C'est décidé. Dans mon bal de la rue de Lappe, on y jouera de l'accordéon avec ce phénomène de Péguri. Et, je vous le dis, foi d'Auvergnat, je refuserai du monde à ce bal... Et moi mort, on dansera encore rue de Lappe".




Emile Vacher (1883-1969)

Emile Vacher commence par la volonté de son père a jouer de l' accordéon à 10 ans.
Le gamin apprend tout seul et joue rapidement les airs connus.
Il devient vite la "vedette" de son quartier.
Le père voit rapidement le profit qu'il peut en tirer et se rend dans un café de Montreuil, le Bal Delpech où il propose à la patronne que son fils remplace le vieil italien qui assurait jusqu'alors l'animation à l'accordéon.
Emile accompagné par son père à la grosse caisse, se produit dans de nombreux bals.
Au café Au Puy-de-Dôme , il fait même danser Casque d'Or, que le cinéma immortalisera dans le film homonyme de J. Becker.

En 1908, le père Vacher décide d'ouvrir son propre bal rue de la Montagne Sainte Geneviève, premier bal musette (jusqu'alors, on parlait de bal à la musette). Le jeune prodige créé un style différent.
Son accompagnateur est un harpiste !
Le succès est au rendez-vous.
Sa notoriété grandissante permet à Emile de se produire régulièrement dans les radios parisiennes, mais aussi d'enregistrer un grand nombre de disques (des 78 tours) : on parle de 500 morceaux gravés sur le vynil, certains se seraient vendus à plus de cent milles exemplaires.
Dans les années 20, il rencontre le pianiste Jean Peyronnin; c'est le début d'une longue collaboration. Celui-ci va marquer l'histoire de l'accordéon en étant l'auteur ou le co-auteur de certains des morceaux les plus connus : Reine de Musette, Brise napolitaine, Bourrasque, Défilé des Accordéonistes, etc.

Emile Vacher devient la première star de l'accordéon : la fortune (dans les deux sens du terme!) lui sourit, il est devenu incontournable. Ses tournées le conduisent dans toute la France, mais aussi à travers l'Europe.

Mais la chance commence à tourner au sortir de la deuxième Guerre Mondiale : le style évolue, de nouveaux accordéonistes apparaissent et le public commence à lui préférer ces jeunes vedettes de l'accordéon. Millionnaire, il dilapide sa fortune. Il est obligé d'abandonner la "vie de château" qu'il menait. Il meurt en 1969 d'un cancer dans une indifférence quasi totale.

Grand compositeur, on lui doit notamment Les Triolets et Reine de musette ...
Il finira dans la misère.

informations glanées sur


 
 Jo Privat (1919- 1996)

Ascendance auvergnat du côté de son père et piémontaise du côté de sa mère.
Il commence à jouer à neuf ans sur un petit accordéon et pour la petite histoire, sa grand-mère, qui avait gagné à la loterie nationale, lui offrit un bel instrument.
Il débute comme maçon avec son père, mais gagne mieux sa vie en jouant dans les cours et les restaurants alors sans hésitations lâche la truelle pour l' accordéon.
Sa tante tient une maison de tolérance, dont un client n'est autre que : Emile Vacher.
Jo devient alors un acteur important du style musette.



Le musette évolue au fil des rencontres entre musiciens et  c' est ainsi que Django Reinhardt s'allie à des accordéonistes comme Jo Privat, Tony Murena, Gus Viseur et donne naissance au swing musette à la fin des années trente.


Par la fabrique à musique - Publié dans : instrument
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009



le sheng

Quel est le point commun entre cet instrument et l' accordéon ?
Tous deux sont des instruments à vent qui utilisent le principe de l'anche libre.

Le sheng est un orgue à bouche chinois datant de 3000 avant JC.

Il est composé généralement de 17 tuyaux en bambou rassemblés dans une petite chambre à vent dotée d'une embouchure dans laquelle souffle l'instrumentiste.
Chaque tuyau est muni d'une anche libre très fine, en bronze.
Comme pour tous les orgues, la longueur du tuyau détermine la hauteur de la note.

La version japonaise de l'instrument, le sho, possède les mêmes caractéristiques, mais son rôle est différent :
l'instrument chinois joue des mélodies avec des harmonies occasionnelles en quartes ou en quintes alors que le sho japonais joue normalement des accords de onze notes. (tradition qui est issue d'une mauvaise interprétation des notations de cour anciennes)

On trouve des instruments analogues dans toute l'Asie du Sud-Est, sous des formes appelées khen (ou khene, khaen, kaen).
Par la fabrique à musique - Publié dans : instrument
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 3 juillet 2009

Nous l'avons vu précédemment, l’accordéon est un instrument à vent, utilisant le principe de l’anche libre métallique comme système sonore.
Un soufflet est placé entre ses 2 claviers et permet un contrôle permanent de la pression d’air grâce à la  compression et à l'  aspiration .
Ce système permet à l' accordéon d' avoir une expression sonore très importante et ce n'est pas pour  rien que la naissance de l' instrument, ce fait au début de la période romantique.

L’évolution de l’accordéon se fera en plusieurs étapes et chaque étape peut-être représentée par un modèle caractéristique :
 

l’orgue expressif 1810
(si vous avez une photo, je suis preneur)


le physharmonica 1818
(si vous avez une photo ...)

L’accordéon romantique 1829



l’harmonium 1842


l’accordéon folklorique 1880



l’harmonica 1897



L’accordéon populaire ou traditionnel harmonéon 1900



l’harmonéon 1950 dit "accordéon de concert" ou  bayan



Par la fabrique à musique - Publié dans : instrument
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus